Forêt domaniale de Montmorency & Maladie de l’encre

Édité le 30 janvier 2022

De nouvelles coupes à venir sur Domont

La maladie de l’encre du châtaignier prend de l’ampleur en Île-de-France, et touche particulièrement la forêt de Montmorency (Val-d’Oise), classée en crise sanitaire depuis 2018. Ainsi, l’Office national des forêts (ONF) concentre son action en faveur de la reconstitution de ce massif : coupes de bois et plantations se poursuivent. A compter du 7 févier et sur une période de 6 mois, l’ONF prévoit une coupe sanitaire sur la parcelle 224 siruée sur le territoire de Domont.

Afin de reconstituer la forêt et d’assurer la sécurité de tous, l’ONF procède à des coupes de bois importantes provoquant des trouées dans la forêt, ce qui impacte le paysage forestier. Intervenir en une seule fois limite le tassement des sols. De plus,les forestiers préservent et conservent tous les arbres des autres essences quand la coupe ne met pas en péril leur développement.

La parcelle 224 sera replantée à l’hiver 2022-23, avec des essences variées adaptées au sol et au climat et tolérantes au pathogène.

Une application participative pour diagnostiquer l’avancement de la maladie

Afin d’aider le scientifiques à avoir une meilleure vision des parcelles touchées par la maladie, et ainsi de développer des stratégies pour limiter son expansion, l’INRAé a développé une application : Vigil’encre, permettant à tous de signaler la maladie en verger et en forêt, dans le cadre d’un projet de science participative.
En effet, cette maladie est actuellement le principal frein à la culture du châtaignier en France et en Europe. Dans le contexte du changement climatique, son impact risque d’augmenter. Cependant, afin de mieux évaluer les risques encourus, il est nécessaire de connaître précisément son actuelle aire de répartition.
Pour cela, Vigil’encre nous apprend à reconnaître les symptômes de cette maladie sur le châtaignier et nous permet de déclarer les arbres malades.
Les signalements serviront à alimenter les bases de données de l’INRAé, à évaluer la distribution de la maladie de l’encre et de mettre en place des mesures de gestion sanitaire pertinentes et fiables. Grâce à l’envoi d’échantillons (sol ou tissus végétaux), il sera possible d’identifier plus précisément les agents pathogènes à l’origine des symptômes observés sur le châtaignier.
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